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INTEGRATION POUR LES LOISIRS

  

 

Loi handicap du 11 février 2005 http://www.handicap.gouv.fr/

Intégration scolaire

Beaucoup de personnes nous reportent régulièrement leur joie de voir leurs enfants trisomiques « intégrés » dans des classes ordinaires avec des enfants normaux. Tout le monde sait cependant comment il est difficile d'arriver à cette intégration. S'il n'est pas impossible de voir un enfant trisomique dans les classes de maternelle on en trouve de moins en moins dès qu'on attaque la scolarité obligatoire ( !) à partir du CP. Déjà en maternelle beaucoup d'enfants ne sont « intégrés » que quelques demi-journées par semaine. Mais, que veut dire une intégration une après-midi par semaine ? C'est totalement ridicule ! Si ce n'était pas une affaire aussi sérieuse ce serait hilarant. Et là, je m'en prends à tous ceux qui n'ont pas honte de proposer avec tout leur sérieux « professionnel » ce type de pratiques et à ceux qui les acceptent et les mettent en place (commissions éducatives, directeurs d'école, enseignants...). Un enfant trisomique a besoin de plus de temps pour apprendre que les autres, de plus d'aide. Si on suivait la logique, il faudrait qu'un enfant trisomique passe plus de temps à l'école que les autres. C'est en tous les cas le raisonnement de l'Education Nationale : un enfant a des difficultés en maths, on lui fait faire des exercices en maths en dehors de son temps scolaire. Mais un enfant trisomique a des difficultés scolaires, on le fait venir à l'école le moins longtemps possible ! Je me permets de vous donner la définition du dictionnaire du mot « intégrer » : « faire que quelque chose ou quelqu'un s'insère dans un tout pour en faire partie. S'assimiler entièrement à un groupe ». On ne fait pas partie d'une classe en y allant une ou deux après-midi par semaine. On ne fait même pas partie de l'école, on y va en promenade de temps en temps pour que l'Education Nationale et tous ceux qui en font partie aient bonne conscience et pensent qu'ils respectent la loi ! A quoi ça sert d'aller à l'école dans de telles conditions ? On pourrait dire que ça sert au moins à l'enfant pour qu'il soit avec d'autres enfants « normaux » Mais comment l'enfant peut-il être avec les autres qui se connaissent et se voient tous les jours ? Il ne peut même pas « s'intégrer » dans un groupe de copains ! Et que pensent les autres de lui ? Ils pensent : « aujourd'hui c'est le jour du trisomique ! » Ca ne peut que creuser les différences et écarter encore un peu plus l'enfant différent des autres. Je suis totalement opposée à ce type de pratiques. Je considère que c'est de la supercherie. On trompe la famille, on méprise l'enfant et on fait perdre son temps à tout le monde. L'enfant perd son temps parce qu'il n'apprend rien, il ne peut rien apprendre ! On endort les parents en les faisant croire à un semblant de normalité. Les enseignants ne s'y intéressent pas parce qu'ils savent que tout effort sera inutile. Ce serait aussi inutile pour un enfant intelligent qui ne fréquente pas l'école régulièrement. Un enfant qui va à l'école doit y aller avec les autres et comme les autres. Sauf problème particulier de santé il n'y a aucune raison pour qu'un enfant trisomique n'aille pas à l'école tous les jours avec ses camarades de classe. Et je me permets de rappeler qu'à partir de 6 ans l'école de la République est obligatoire pour tous les enfants. Une l'école qui n'accepte pas un enfant est en train de faillir à son devoir et à ses obligations légales ! Heureusement les choses changent peu à peu. Beaucoup d'enseignants commencent à s'intéresser à la pédagogie spécifique dont ont besoin les enfants avec difficultés d'apprentissage, l'Education Nationale met en place des systèmes plus ou moins efficaces pour admettre certains élèves dans les classes. Mais il reste tellement de choses à faire ! Et les mentalités n'évoluent pas vite ! Malheureusement beaucoup d'enfants d'aujourd'hui sont en train de perdre des opportunités parce qu'ils ne peuvent pas profiter des enseignements et de l'accueil qu'ils méritent dans les écoles.